Comment réussir la traduction de son site web ?

Comment réussir la traduction de son site web sans rien oublier et sans se ruiner ? C’est la question qui taraude beaucoup d’entrepreneurs aujourd’hui.

La pandémie de COVID-19 a bouleversé les activités de nombreux professionnels. En tant qu’entreprise, vous avez certainement dû revoir votre fonctionnement au gré des vagues de mesures sanitaires. Cette situation vous a peut-être motivé à envisager de traduire votre site web en anglais ou en espagnol pour convaincre une clientèle étrangère. Néanmoins, vous ne savez pas vraiment par où commencer

Pas de panique, vous allez bénéficier de quelques conseils pour vous aiguiller.

réussir-traduction-site-web
Un bon site internet multilingue passe par un bon SEO

1. Soignez votre SEO pour un bon site web multilingue

Pour rentabiliser le plus possible la traduction de votre site internet, assurez-vous de suivre les règles d’optimisation du SEO (Search Engine Optimization ou optimisation pour les moteurs de recherche). 

Si l’on devait donner une définition du SEO (aussi appelé référencement naturel ou référencement organique), on pourrait dire qu’il s’agit d’un procédé qui consiste à prendre en considération certains paramètres de façon à « plaire » aux moteurs de recherche tels que Google.

Quelques ajustements (traduction des métadonnées, hyperliens, balises, titres, etc.) vous permettront de monter dans les résultats de Google jusqu’à atteindre la première page de recherches et ainsi gagner gratuitement en visiteurs et en visibilité. Si votre référencement naturel est déjà excellent, veillez à l’adapter lors de la traduction.

Certains professionnels de la traduction sont capables de proposer des services de traduction et de SEO combinés. Ils vous aideront notamment à réaliser une étude de mots-clés, à choisir des longues traînes, à optimiser la structure de votre texte et vous donneront des conseils pour une bonne stratégie de référencement sur le long terme.

✅ Grâce à un traducteur SEO professionnel, vous aurez donc une belle occasion de faire d’une pierre deux coups et de rentabiliser votre investissement !

2. C’est vous qui devez vous adapter à votre client et non l’inverse !

Réussir la traduction de son site : traduire ne suffit pas

Pour faire mouche auprès de vos clients, il vous faudra réellement manier leur langage. N’est-ce pas là le but de la traduction, me direz-vous ?

La traduction est l’action de convertir un texte d’une langue A vers une langue B. 

Dans votre cas, il faudra aller plus loin que cela pour traduire votre site web. Vous devrez tenir compte d’éléments plus subtils : codes culturels, régionalismes (belgicismes, québécismes, helvétismes), environnement juridique, aspects historiques, etc. Ce procédé s’appelle la localisation.

Voici quelques exemples :

  • « Bassinette » (lit pour enfant) « condo » (appartement dans un immeuble en copropriété), « gougoune » (tong) et « débarbouillette » (gant de toilette) sont des québécismes hyper courants qui plongeront dans l’incompréhension plus d’un francophone européen.
  • La Saint-Nicolas est fêtée le 6 décembre dans certains pays d’Europe tels que la Belgique et la Suisse. Cette fête assez similaire à Noël n’est pas fêtée de manière généralisée en France (bien qu’elle soit connue dans certaines régions) et est relativement inconnue au Québec.
  • Dans les pays du Commonwealth, le coquelicot est un symbole omniprésent lors des célébrations de l’Armistice (ou le jour du Souvenir, au Canada). Il tire son origine du poème In Flanders fields. Paradoxalement, en Belgique (et donc en Flandre), c’est la pâquerette qui fait figure de symbole de commémoration. La France a choisi le bleuet.
  • Sur le plan juridique, au Québec, les entreprises ne peuvent pas omettre le français de leur site web, au risque d’être sanctionnées.

✅ Vous l’aurez compris, pour parler le langage de votre client, il est indispensable de bien connaître la culture de son pays/sa région. Vous ne voudriez pas passer complètement à côté de votre stratégie de développement ou vous heurter à des tabous culturels, n’est-ce pas ?

3. Faites appel à un vrai traducteur pour la traduction de votre site

Ce point peut paraître évident pour certains, mais beaucoup choisissent encore de réaliser des économies de bout de chandelle en utilisant la traduction automatique ou en faisant appel à un traducteur amateur et bon marché.

Pour que la traduction de votre site web soit un succès, vous aurez besoin d’un professionnel de la traduction :

  • diplômé en traduction et/ou qui peut se prévaloir de plusieurs années d’expérience dans ce domaine ;
  • établi comme traducteur ou traductrice, ce qui vous assure qu’il ou elle se consacre pleinement à votre projet ;
  • de préférence, qui traduit vers sa langue maternelle. Je ne reviendrai pas sur ce point déjà traité dans un précédent article, mais c’est un élément à prendre en compte pour produire des textes plus fluides et naturels ;
  • spécialisé dans votre domaine ;
  • formé au SEO ;
  • au fait des codes culturels du pays de la région de vos clients ;
  • qui partage vos valeurs environnementales.

Où trouve-t-on ces traducteurs ? Ils sont parfois bien cachés, je vous l’accorde. Les associations professionnelles constituent un bon point de départ pour votre recherche. Par exemple, vous pouvez effectuer une recherche dans l’annuaire de la Chambre belge des traducteurs selon les langues et les domaines d’expertise souhaités.

4. Adaptez votre site aux appareils mobiles

Saviez-vous que la plupart des recherches sur Internet se font aujourd’hui à partir d’appareils mobiles ? 

Téléphones portables, smartphones, cellulaires, GSM, Natel, peu importe comment vous les appelez : cette tendance est visible depuis plusieurs années et n’est pas près de s’inverser. Vous auriez donc tort de passer à côté si vous voulez réussir la traduction de votre site internet !

Pour y remédier, vous devrez rendre votre site « responsive », c’est-à-dire le rendre capable d’adapter son affichage à la taille de l’écran des internautes.

Cette étape ne devrait pas être trop difficile. En effet, il existe aujourd’hui une multitude d’outils pour vous aider à adapter votre site web. Si vous utilisez WordPress, une extension comme Elementor vous permet de visualiser directement votre site comme si vous étiez sur un appareil mobile.

Cerise sur le gâteau : un site « responsive » est mieux référencé par Google !

site-web-responsive
Adaptez votre contenu aux appareils mobiles !

5. Traduction de votre site : ne traduisez pas tout…

Vous vous en doutez, pour avoir un site internet multilingue, il vous faudra prévoir un certain budget. Comme je vous l’expliquais dans un précédent article, chaque traducteur calcule ses tarifs selon des éléments qui lui sont propres et selon la spécificité de chaque projet (délais, langues concernées, complexité, etc.)

Si la meilleure solution reste de demander un devis, vous pouvez d’ores et déjà établir une hiérarchie de vos besoins.

Tout d’abord, visez une seule langue, un seul marché. En effet, courir deux lièvres à la fois peut vous coûter cher et vous faire crouler sous le travail. Préférez aborder un seul nouveau marché à la fois, cela vous permettra en même temps de tirer des enseignements et d’éviter de répéter certaines petites erreurs à l’avenir.

Si votre site web ne contient aucune page traduite, concentrez-vous sur le contenu le plus important pour commencer. Est-il vraiment nécessaire de faire traduire tout de suite l’article de blog que vous avez écrit il y a deux ans ? Cet article est-il pertinent pour votre public cible ?

✅ Vos clients voudront plutôt en savoir plus sur vous, ce que vous proposez et les avis de vos anciens clients, par exemple.

6. …Mais n’oubliez rien !

Dès que vous aurez choisi le contenu que vous voulez inévitablement présenter à vos nouveaux clients, assurez-vous de ne rien oublier au moment de faire traduire votre site internet !

✅ Votre stratégie commerciale est bâtie sur une série d’éléments de marketing essentiels tels que des fenêtres pop-up, des formulaires, des e-books promotionnels, etc. Assurez-vous d’inclure tous ces éléments en vue de la traduction pour éviter que votre stratégie ne s’effondre !

7. Gare au contenu dupliqué !

Le contenu dupliqué ou duplicate content, c’est la répétition volontaire ou non d’un contenu très similaire sur deux pages web. En d’autres termes, c’est une forme de plagiat à éviter pour réussir la traduction d’un site web !

Puisque vous souhaitez plaire à Google et figurer en bonne position dans ses résultats (SERP), vous allez devoir être très vigilant sur ce point. Quelques habitudes simples devraient toutefois vous aider à éviter ce phénomène lors de la traduction du site :

  • évitez de copier-coller du contenu d’un site tiers sans indiquer de lien vers la source ;
  • faites usage de la Search Console de Google, elle vous aidera à traiter les problèmes d’indexation ;
  • aidez-vous d’outils tels que l’extension Yoast SEO de WordPress. Ils vous permettront de désindexer certains contenus jugés problématiques ;
  • utilisez des extensions WordPress telles que Polylang pour votre site web multilingue. Ce plug-in ajoute des balises qui aident Google à savoir que votre texte est une traduction et non une répétition.

✅ Une bonne stratégie de référencement passe nécessairement par une absence de duplicate content. Soyez extrêmement vigilant sur ce point, au risque de voir tous vos efforts partir en fumée.

Pour conclure

Vous savez maintenant comment réussir la traduction d’un site en plusieurs langues. Vérifier que votre site internet est bien SEO-friendly, tenez compte de votre public cible ; localisez votre contenu ; sélectionnez soigneusement le contenu à traduire, sans rien oublier ; et évitez les répétitions de contenu !

Besoin d’aide ? Développez-vous à l’international et augmentez vos ventes grâce à mes services de traduction SEO écologiques sur mesure !

Article rédigé par Maxime Vandecassye

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *